Veille Hebdomadaire pour la Semaine du 12 Avril au 19 Avril 2026.
Par Gilbert C. Carpenter, C.S.B. et Gilbert C. Carpenter, Jr., C.S.B.
135 – PRENEZ GARDE à ne pas croire que vos plus grands progrès viendront de l’effort que vous déployez pour traiter des cas de maladie année après année, à l’instar d’un cuisinier qui, une fois qu’il a appris à faire des biscuits, continue à en faire régulièrement. À mesure que l’étudiant en Science Chrétienne progresse spirituellement, la guérison doit s’accomplir à partir d’une compréhension de plus en plus élevée. Elle doit s’opérer de plus en plus par l’Esprit, et de moins en moins par l’argumentation. Elle doit s’élargir et s’étendre au-delà de la simple guérison des maux physiques.
À mesure que l’étudiant progresse dans la compréhension spirituelle, sa perception de la vérité est de moins en moins teintée par la conscience humaine; son travail devient donc moins stéréotypé et plus inspirant. Il considère chaque cas qui lui est présenté comme un problème original qu’il doit aborder avec Dieu. Ses efforts dépassent progressivement l’idéal consistant simplement à essayer de rendre l’homme mortel harmonieux dans la chair. Il cherche à l’aider à se débarrasser de sa conception mortelle de l’homme, bien que, bien sûr, la guérison des maladies physiques reste le phénomène le plus impressionnant pour convaincre les mortels de la puissance de l’Esprit.
Si un étudiant progresse, il veillera à ce qu’un sens du devoir trop zélé ne l’amène pas à laisser ceux qui sont en difficulté accaparer son temps et ses pensées à un point tel qu’il en vienne à se sentir épuisé mentalement et qu’il perde ainsi cette vivacité, cette fraîcheur et cette spontanéité de pensée qui sont si essentielles. Mme Eddy a écrit un jour : « Jésus faisait ce qu’il jugeait le mieux pour son propre bien-être spirituel, même si la foule se pressait autour de lui. Il les quittait et montait sur la montagne pour se ressourcer. Il ne regardait pas autour de lui en disant : “Regardez combien de personnes ont besoin d’aide — pas de montagne pour moi aujourd’hui ni ce soir.” Il les quittait, partait, revenait revigoré et les aidait davantage. »
L’étudiant ne doit jamais oublier qu’il doit garder vivantes sa confiance et son espérance spirituelles, car ce ne sont pas les arguments qui guérissent, mais l’onction spirituelle qui suscite l’espérance tant chez le patient que chez le praticien. C’est l’espérance qui apporte l’élan spirituel et prépare le terrain pour que la loi de Dieu agisse. C’est Dieu qui guérit, et nos arguments ne font que préparer le patient, afin que Dieu le prenne en charge.