Délivrance de l’enfer |

Délivrance de l’enfer

par Gary Singleterry



Mrs Eddy affirme dans “Science et Santé”: Provoquer la souffrance en conséquence du péché est le moyen de détruire le péché. » De nombreuses religions interprètent mal ce concept et enseignent que Dieu provoque la souffrance pour réaliser Son dessein sur terre. Mrs Eddy dissipe cette idée fausse. Dieu ne connaît ni le péché ni la souffrance ! Il ne les a pas créés ; par conséquent, Il ne les connaît pas et ne les provoque pas. Nous créons notre propre souffrance en croyant en une puissance autre que Dieu. Et nous cessons de souffrir lorsque nous cessons de donner du pouvoir à un faux dieu.

Nous adorons tous quelque chose — soit le vrai Dieu, soit un faux dieu (une star de cinéma, un homme politique, un parent, un enfant, un comprimé — la liste pourrait être très longue). Dans l’histoire de l’homme riche et de Lazare, les deux se sont retrouvés séparés par un « grand abîme », Lazare au paradis et l’homme riche en enfer. Le grand abîme entre l’homme riche et Lazare est le même grand abîme qui existe entre ceux qui adorent Dieu et ceux qui servent Mammon — la richesse matérielle ou les possessions. Il n’y a aucun lien, aucun juste milieu. Il est impossible de servir les deux à la fois.

Mrs Eddy déclare dans Science et Santé : « Les pensées sont-elles divines ou humaines ? Telle est la question importante. » C’est là que réside la clé du salut. L’enfer n’est pas un lieu ou un état dont on ne peut s’échapper. Dieu ne l’a pas créé. L’enfer est un état d’agonie que l’on s’impose à soi-même et qui résulte de la désobéissance délibérée aux exigences divines. Pensez à Jonas. Il s’est retrouvé dans le « ventre » de l’enfer parce qu’il a fui le commandement de Dieu.

La seule issue consiste à changer de façon de penser — en changeant ce à quoi nous accordons du pouvoir. L’homme riche croyait toujours au pouvoir de ses biens matériels. Il croyait toujours en un pouvoir matériel qui était limité — insuffisant pour tout le monde —, si bien qu’il devait s’y accrocher plutôt que de le partager, par crainte de le perdre. Mais c’est cette croyance qui a créé le fossé et l’a plongé en enfer. « Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort. » Il lui suffisait de se repentir (de changer sa façon de penser), de reconnaître un Dieu infini et plein d’amour dont le bien doit être partagé pour être apprécié, et il aurait pu se sortir de l’enfer qu’il s’était lui-même créé. « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais à la mort. » Il n’y a pas d’autre moyen de sortir de l’enfer — mais il y a un moyen d’en sortir !