Ce n’est pas vrai
par Herbert Eustace
Un pauvre homme en proie à la souffrance, vivant dans une grande ville de l’Est, ressemblait beaucoup au personnage biblique qui avait enduré bien des épreuves auprès de nombreux médecins, sans que son état ne s’améliore, bien au contraire. Finissant par perdre tout espoir, il demanda un jour à un ami de lui recommander un scientiste chrétien capable de l’aider à sortir de la situation désastreuse dans laquelle il se trouvait. L’ami sortit une carte et y nota le nom et l’adresse d’une femme qui, selon lui, pourrait lui venir en aide.
Dan’s in dernier élan désespéré, il se rendit à l’adresse indiquée et sonna à la porte. Une femme de ménage afro-americaine vint lui ouvrir. Il entra et dit qu’il cherchait une dame du nom de telle ou telle. Celle à qui il s’adressait répondit calmement : « C’est mon nom. » Il fut quelque peu décontenancé, mais elle lui proposa une chaise, et il s’assit. Puis il commença à raconter son histoire tragique, qui était assez longue. Lorsqu’il fit sa première pause, son interlocutrice dit doucement : « Ce n’est pas vrai, mon chéri, ce n’est pas vrai. » Il continua, et chaque fois qu’il s’interrompait, elle disait : « Ce n’est pas vrai, mon chéri, ce n’est pas vrai », mais il poursuivait son récit. Bien sûr, lorsqu’il eut terminé son récit, « Ce n’est pas vrai » avait remporté la victoire, et l’homme fut entièrement guéri.
Mais qu’avait donc fait cette chère femme ? À l’instar de Mrs Eddy, lorsqu’elle regardait en face un nuage d’orage, elle y voyait le visage de Dieu et le nuage d’orage disparaissait. De même, cette chère femme, en regardant en face l’Amour divin, ne trouva là rien de toute cette triste histoire qu’on lui racontait, et elle se contenta donc de dire : « Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai » — et la vérité qu’elle prononça devint une realité.
N’est-ce pas précisément ce que Mrs Eddy veut dire lorsqu’elle affirme : « Lorsque la pensée se perd dans l’éminence de l’Esprit divin, la guérison s’opère » ? Y a-t-il le moindre élément de mal dans « l’éminence de l’Esprit divin » ? Seule la perfection réside dans cette « éminence », et cette chère femme l’a prouvé.
Ne devons-nous pas tous, sans exception, aller et faire de même ? N’êtes-vous pas le témoin vivant qu’il n’existe pas le moindre mal, nulle part dans toute la création ? Vous êtes le témoin vivant que la perfection existe, et qu’elle est Tout ce qui est.
Souvenez-vous-en, et soyez prêt, en toute circonstance, à répondre à toute forme de mal par un « Ce n’est pas vrai ! » catégorique. Cette déclaration de Vérité, prononcée d’un cœur plein et reconnaissant, bannira toute morosité et mettra en lumière l’abondance de bien que Dieu réserve à Son enfant bien-aimé.