Les semailles et la récolte
par Mary Baker Eddy
Y a-t-il quelque chose de réel dont les sens physiques aient conscience ?
Tout est aussi réel que vous le rendez, et pas plus. Ce que vous voyez, entendez, ressentez, est un mode de conscience et ne peut avoir d’autre réalité que la perception que vous en avez.
Toutes les formes d’erreur sont éradiquées par la Science, selon le même principe qui permet de guérir la maladie, à savoir en établissant, par la raison, la révélation et la Science, la nullité de toute affirmation erronée, y compris la doctrine de l’hérédité et d’autres causes physiques. Vous démontrez le processus de la Science, et cela prouve de manière concluante mon point de vue, à savoir que l’entendement mortel est la cause de toute maladie. Détruisez la perception mentale de la maladie, et la maladie elle-même disparaît. Détruisez la perception du péché, et le péché lui-même disparaît.
La conscience matérielle et la conscience sensuelle sont mortelles. Elles doivent donc, tôt ou tard et d’une manière ou d’une autre, être reconnues comme irréelles. Ce moment est en partie venu, sinon mes paroles n’auraient pas été prononcées. Jésus a rendu le chemin clair, si clair que tous ceux qui ne le suivent pas sont sans excuse ; mais ce chemin n’est pas celui de la science physique, de la philosophie humaine ou de la psychologie mystique.
Jésus nous a enseigné à marcher au-dessus des courants de la matière, ou de l’entendement mortel, et non pas à y entrer ni à les suivre. Ses enseignements défiaient les lions dans leur antre. Il a changé l’eau en vin, il a commandé aux vents, il a guéri les malades, tout cela en opposition directe avec la philosophie humaine et ce qu’on appelle les sciences naturelles. Il a annulé les lois de la matière, démontrant qu’il s’agissait de lois de l’entendement mortel, et non de Dieu. Il a montré la nécessité de transformer cet entendement et ses lois vouées à l’échec. Il a exigé un changement de conscience et de preuves, et a opéré ce changement par le biais des lois supérieures de Dieu. La main paralytique s’est mise à bouger, malgré la prétention des lois et de l’ordre physiques. Jésus ne s’est pas abaissé au niveau de la conscience humaine, ni à celui des preuves sensorielles. Il n’a pas prêté attention à la raillerie : « Cette main atrophiée a l’air bien réelle et semble bien réelle » ; mais il a mis fin à cette vaine vantardise et a anéanti l’orgueil humain en supprimant la preuve matérielle.